Sur une flotte totale de 20 000 vélos gris, 7 800 se sont purement et simplement volatilisés et 11 600 ont été vandalisés.
Le gestionnaire du parc, JC Decaux, a fait un calcul édifiant : si l’entreprise —qui effectue 1 500 réparations quotidiennes — s’arrêtait de travailler pendant dix jours, il ne resterait plus aucun Vélib’ roulant correctement dans les rues de Paris… Conséquence : la facture est lourde et même bien plus élevée que prévu pour JCDecaux, qui a déjà déposé 3 257 plaintes. «Même s’il y a des dégradations dans les autres villes où le vélo en libre-service a été implanté (Lyon, Toulouse, Marseille…), c’est dans la capitale que le vol et le vandalisme sont le plus forts », explique-t-on. Il y aurait par exemple deux fois plus de vélos volés à Paris qu’à Lyon… Pour faire face à cette hécatombe, un dispositif d’entretien et de réparation a été mis en place et le parc de vélos a déjà été entièrement renouvelé.
A l’avenir, le numéro un mondial du mobilier urbain aimerait que la Ville de Paris partage la facture.
Le contrat signé en 2007 prévoit l’installation et l’entretien des
vélos en libre-service contre l’exploitation des panneaux publicitaires
de la capitale… Charge donc à Decaux de veiller seul sur son parc sans
modifier son dispositif.
Pour limiter la casse, l’entreprise souhaiterait éradiquer les stations
les plus vandalisées. Impensable pour la Ville de Paris. Alors que le
réseau Vélib’ est en train de s’étendre à 29 communes de banlieue, le
bras de fer entre Decaux et la mairie ne fait que commencer.