Près de 200 détenus participeront à partir du
4 juin au premier Tour de France cycliste pénitentiaire, un périple de
2.300 kilomètres en peloton unique - et sans échappées possibles - à
travers tout le pays.
Les
196 coureurs, qui ont bénéficié d'aménagements de peine, partiront de
Lille aux côtés de 124 personnels pénitentiaires, notamment des
surveillants et des éducateurs sportifs.
Ils relieront 17
villes-étapes connues pour leurs maisons d'arrêt et centres de
détention (Bois d'Arcy, Muret ou encore Argentan) et dormiront à
l'hôtel.
La course se terminera le 19 juin au stade Charléty, dans le 13e arrondissement de Paris, sans vainqueur ni classement.
"Ce
projet vise à favoriser la réinsertion sociale, par l'intégration de
notions comme l'effort, le partage et l'estime de soi", dit Sylvie
Marion, responsable du département insertion et probation à la
Direction interrégionale des services pénitentiaires en Bretagne, Pays
de la Loire et Basse-Normandie, lors de la présentation de l'événement,
lundi à Nantes.
"On veut démontrer qu'avec de l'entraînement, on peut arriver à tout et s'en sortir", a-t-elle ajouté.
Pour
Daniel, 48 ans, incarcéré au centre de détention de Nantes depuis
quatre ans, "c'est une forme d'évasion pour nous, qui nous permet de
sortir du quotidien de la prison".
"Si l'on se conduit bien, cela peut aussi nous permettre d'obtenir plus vite une libération conditionnelle."