Dimanche 13 janvier, à 11H00, sur le parvis de Notre-Dame, à Paris,
cet ingénieur en bâtiment de 27 ans breton d'adoption résidant à
Fougères (Ille-et-Vilaine), va donner les premiers coups de pédales
d'un voyage extraordinaire de 30.000 km, à travers deux océans et une
dizaine de pays. C'est l'expédition "48° Nord".
"Un 1er tour du
monde +à la force humaine+, physique et mentale, sans voile et sans
vapeur, uniquement avec la tête et les jambes, déclare-t-il à l'AFP.
Mon carburant, c'est l'appétit de découverte et de connaissance. Je
veux rêver et faire rêver. C'est le voyage de +monsieur tout le monde+
avec une énergie à déplacer les montagnes."
Dimanche, sur la selle de son vélo, il mettra le cap sur le Portugal
pour rejoindre, début février, à la pointe sud-ouest du pays, le port
de Sagres d'où appareillèrent au XVe siècle nombre de grands
navigateurs de l'âge de la découverte.
"Cyclomer" ou "Pédaleau" hauturier
Et
là commencera l'exploit. Une transatlantique sans précédent à bord d'un
drôle d'engin flottant propulsé par une hélice qu'actionne un pédalier.
Il convient, pour éviter les foudres de la justice, de l'appeler
"cyclomer" ou "pédaleau", l'autre orthographe, familière des estivants,
étant une marque protégée.
L'embarcation de 7,50 m de long et
1,60 m de large, surmontée d'une "galette de redressement", offre une
minuscule cabine à l'arrière.
Comme les canots des rameurs hauturiers, le
poste de nage, avec le pédalier qui entraîne l'hélice, se trouve au
milieu de l'esquif, équipé de panneaux solaires pour l'alimentation en
électricité des appareils de communication (GPS, téléphone satellite).
Puis
après une à deux semaines de repos, retour sur la selle du vélo pour
cette fois monter plein nord-ouest à travers les Etats-Unis et le Canada, jusqu'à Anchorage, en Alaska (8000 km en quelque 2 mois et demi).
Sur
terre, comme sur mer, le jeune aventurier évoluera en totale autonomie.
Il dormira sous la tente ou chez l'habitant, au gré des rencontres et
invitations.
Nous
serons en avril, au début du printemps dans l'hémisphère nord. Mais il
fera encore frisquet quand Philéas Fogg junior quittera les côtes
d'Alaska pour voguer en pédalant sur le Pacifique, vers les îles
Aléoutiennes.
Bon moi, je lui laisse faire !!
